Qu’est-ce que le picage ?

Tout savoir sur le picage de nos oiseaux 

Qu’est-ce que le picage ?

Le picage est sans aucun doute l’un des problèmes les plus complexes à régler chez nos amis les perroquets et perruches. Le picage consiste au fait que l’oiseau s’arrache volontairement les plumes (auto-mutilation). Il y a diverses causes au picage.

Quelles sont les causes et les diagnostics?

 Les parasites externesLes mites et les poux occasionnent de la démangeaison et de l’inconfort pour les oiseaux. Certaines sont microscopiques et d’autres sont visibles à l’œil nu sous forme de minuscules points rouges ou noirs. Très souvent, le parasite n’est pas observé directement sur l’oiseau, on le retrouve sur les parois de la cage… Alors, il est sage de traiter en prévention avec de l’ivermectin, tout perroquet qui présente un problème de picage et d’avoir une hygiène rigoureuse de la cage et de l’environnement de l’oiseau.

– Les parasites internes (intestinaux) : La présence du protozoaire Giardia dans l’intestin provoque des démangeaisons cutanées sous les ailes et sur les pattes. De façon caractéristique, les perroquets enlèvent toutes les plumes à ces endroits et ne touchent pas aux autres. Cependant, quand le parasite n’est pas traité, la condition dégénère souvent et il n’est pas rare de voir l’oiseau étendre son picage à tout le corps. Le parasite Giardia est difficile à observer au microscope. Alors, si votre perroquet présente ce type de picage, votre vétérinaire vous proposera probablement un traitement pour le Giardia même s’il ne l’a pas vu lors de l’analyse des selles. (Les perruches calopsittes sont plus sujets à ce type de problème)

Dermatites bactériennes ou fongiques  : A cause des démangeaisons, il arrive souvent, qu’à force de se gratter, la peau s’infecte secondairement. Une peau infectée devient normalement plus épaisse et prend une teinte jaunâtre. Il n’est pas non plus impossible qu’une infection primaire soit responsable du déclenchement du comportement de picage. Un traitement avec des antibiotiques et/ou antifongiques est souvent instauré chez les perroquets qui s’arrachent les plumes.

-Toxines : Certaines toxines, dont la fumée de cigarette et la nicotine provoquent chez le perroquet une réaction cutanée ressemblant à une allergie de contact. De plus, les résidus de nicotine présents sur les doigts des fumeurs sont facilement transférés sur les pieds des oiseaux qui s’y perchent. Certains individus plus sensibles réagissent fortement à la nicotine et s’automutilent les pieds au sang. Chez l’ara, une dermatite de la peau sensible de ses joues peut être secondaire à l’exposition à la nicotine. Le seul traitement efficace consiste à garder l’oiseau dans un environnement sans fumée ni résidus de nicotine. Du picage est aussi parfois observé chez les perroquets intoxiqués par le zinc.

– Les virus : Le polyoma virus est le virus du bec et des plumes (Psittacine Beak and Feather Disease) sont bien connus et affectent le plumage des oiseaux. Des tests de dépistage fiables existent. Lorsque le plumage est abîmé sur tout le corps, incluant les plumes de queue, de vol et celles que le perroquet ne peut pas rejoindre sur la tête, il faut rapidement faire le test. Il donc fortement conseillée de dépister tout oiseau qui se pique. Cependant des oiseaux porteurs sains existent, ainsi il faut faire tester tout nouvel oiseau avant de le mettre en contact avec les vôtres.

– Problèmes hormonaux : l’hypothyroïdie était plus souvent diagnostiquée lorsque les oiseaux n’ont pas accès à une alimentation équilibrée. Le cas classique était celui de la perruche obèse qui s’arrachait les plumes autour du cou. Le mauvais fonctionnement de la thyroïde était causé par un manque d’iode dans l’alimentation et l’ajout d’un supplément d’iode réglait facilement le problème. Le diagnostic n’est cependant pas toujours facile à établir.

– Malnutrition : Les perroquets qui sont nourris principalement aux graines (manque de vitamine A) et jamais exposés aux rayons du soleil ont plus de risque d’avoir une mauvaise qualité de plumage.

– Douleur localisée : Certains perroquets arrachent leurs plumes à l’endroit précis où un organe interne est malade ou douloureux.

– Maladies hépatiques : On remarque à l’occasion chez les perroquets au foie malade, qu’ils sont incommodés par des démangeaisons anormales.

– Chalmydophilose : Certains perroquets porteurs de la bactérie Chlamydophila psittaci font du picage.

– Maladie inflammatoire cutanée généralisée: Certains oiseaux sont incommodés par de l’inconfort et des démangeaisons cutanées parce que leur peau est infiltrée par des cellules inflammatoires. L’inflammation est soit le résultat d’une hypersensibilité cutanée secondaire à une allergie. Alors, si toutes les causes possibles de picage ont été éliminées chez votre oiseau sans donner de résultat, il serait sage qu’il subisse une biopsie cutanée pairée. Un petit morceau de peau incluant une plume en croissance est prélevé à un endroit où l’oiseau se pique et un autre morceau est pris sur la tête ou derrière le cou (endroit inaccessible pour le bec). L’analyse microscopique des pièces par un pathologiste permet de voir s’il y a présence d’inflammation cutanée généralisée…

En conclusion, le picage est fréquent chez nos oiseaux. Il est difficile de déterminer la cause de ce picage et de le traiter. Ainsi contactez un vétérinaire spécialisé pour pouvoir traiter efficacement et rapidement ce problème.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *